[co-errances] - lettre n°5 - 30 mai 2003 - écologies politiques et poétiques
co-errances - coopérative de diffusion/distrinution - textes, sons, images
------------- AVANT-PROPOS---------------------------------
Sans prendre en compte les considérations météorologiques que génèrent immanquablement l'arrivée de l'été, l'activité des membres de co-errances est loin de faiblir et de céder à la torpeur estivale.
Vous trouverez au sommaire de cette cinquième lettre l'annonce de nouvelles parutions :
- n°13 de la revue "EcoRev";
- n°17 de la revue "Les périphériques vous parlent";
- la revue "Latitudes Noires" aux éditions Homnisphères;
- "Puissiez-vous dormir avec des puces - Journal de l'après-génocide au Rwanda" d'Albert Hilbold aux éditions Homnisphères;
Ainsi que de divers rendez-vous dont :
- des projections et moments d'expressions vivantes (Rebond pour la commune, 129H);
- des débats (les samedis de l'Ucies auxquels participe "EcoRev'", les microrencontres de la revue "Cassandre", la réunion fondatrice du Parlement de la Démocratie Culturelle).
Loin des plages, loin des siestes, l'actualité de co-errances n'en reste pas moins foisonnante. Et histoire de confirmer ce bouillonnement, nous vous informons que le samedi 7 juin se déroulera l'acte 4 de co-errances pour lequel une autre lettre - dont l'envoi est imminent - s'avère nécessaire...
----------NOUVEAUTES/EVENEMENTS---------------------------
A> PARUTIONS
>>>> 1. n°13 d'ECOREV' (été 2003) - sortie début juin
Au sommaire :
DOSSIER - VIVRE ET CONSOMMER AUTREMENT
- Jean Baudrillard : "La société de consommation"
- Philippe Dillmann : "Au sommet de l'iceberg"
- Bruno Villalba : "La consommation : un impossible acte désobéissant ?"
- André Gorz : "La production du consommateur"
- Dominique Allan Michaud : "Produire, consommer... Vivre autrement. Pour une société écologique : un bilan... et des questions"
- Philippe Jacquot : "Attention à la bulle solidaire"
- Ludovic Arberet : "Bio : consommateurs, sauvons-nous nous-mêmes ?"
- Dora Valayer : "Tourisme équitable : fiction ou réalité ?"
- Pascal Canfin : "Le consommateur, acteur de la régulation de l'économie capitaliste de marché"
- Frédéric Castel, Jacques Boutault : "Des collectivités locales agissent en consommatrices responsables"
- Serge Latouche : "Consommateurs de tous pays unissez-vous ! ou Le défi du commerce éthique"
- Jenny de Wervicq : "La gratuité : un projet de civilisation"
- Bureau d'études : "De la gratuité partielle à la gratuité totale - Mouvements de précaires et anarchistes"
- biblio-sitographie
88 pages - format 17 x 24 cm - prix 6,2 euros
Disponible par commande à co-errances contre 7,2 euros (franco de port) en renvoyant votre règlement par chèque à co-errances 45 rue d'Aubervilliers - 75018 Paris, en indiquant sur papier libre vos coordonnées et les références de l'ouvrage.
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>>>> 2. n°17 de la revue "LES PERIPHERIQUES VOUS PARLENT" - sortie mi -juin
Au sommaire de ce numéro, le premier volet dun dossier consacré à la dimension culturelle du salariat intitulé "La condition salariale en question"
- un entretien avec le sociologue Alain Caillé : "La fin de la fin du travail" ;
- un article de Yovan Gilles : "Le devoir demployabilité ou lesprit mortifère du salariat contemporain".
Un autre volet fait une large place à des problématiques environnementales ayant trait à lécologie politique mais aussi poétique avec les articles de :
- MarcO : "La maison qui réveille le regard (essai décologie poétique sur lhabitat)" ;
- la présentation de "Flying System (bio-architecture)" par Daniel Guillaumin et Franca Cattani ;
- Cristina Bertelli : "Leau, guerre et paix (pour un contrat mondial sur leau, propositions pour éviter la privatisation croissante dune ressource de vie)".
Un troisième volet comporte la première partie des échanges entre le cinéaste André S. Labarthe et la rédaction des "Périphériques vous parlent" intitulé "En quête dobjets brisés (quen est-il aujourdhui de lart, de limage, du cinéma, de la télévision ?)".
Enfin, les lecteurs pourront également découvrir un entretien avec le journaliste Soeuf Elbadawi intitulé "Kaffir" sur lidentité comorienne dans le contexte de laprèsmercenariat, ainsi que "Le passage de lopportunité", un article du surfeur et essayiste Gibus de Soultrait.
80 pages - format 21 x 27,5 cm - prix 5 euros
Disponible par commande à co-errances contre 6 euros (franco de port) en renvoyant votre règlement par chèque à co-errances 45 rue d'Aubervilliers - 75018 Paris, en indiquant sur papier libre vos coordonnées et les références de l'ouvrage.
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>>>> 3. Editions HOMNISPHERES
Deux nouveaux titre disponibles à partir du 16 juin prochain :
- Revue : LATITUDES NOIRES (2003-2004)
Panafricanisme : Piège post-colonial ou construction identitaire "non blanche"
Entre la vision de Marcus Garvey dun panafricanisme "maximaliste" radical au début du XXème siècle - qui avait notamment pour ambitions la restauration de la dignité de lhomme noir, la lutte contre le colonialisme, la réhabilitation et le rapprochement des peuples noirs dispersés - et celle d'un panafricanisme "minimaliste" - qui généra lOrganisation de lUnité Africaine (OUA) en 1963 sous linfluence de figures "assimilationistes" telles que Félix Houphouët Boigny ou Léopold Sédar Senghor -, que signifie aujourdhui lunification du continent africain proclamée en 2002 avec la création de lUnion Africaine ? Piège du libéralisme, stratégie post-coloniale, quête dune identité noire, errance politique héritée des siècles doppression, véritable émergence dune prise de conscience identitaire ou réelle construction dune identité "non-blanche" ? (...)
270 pages - format 15 x 21 cm - prix : 15 euros
Disponible par commande à co-errances contre 16 euros (franco de port) en renvoyant votre règlement par chèque à co-errances 45 rue d'Aubervilliers - 75018 Paris, en indiquant sur papier libre vos coordonnées et les références de l'ouvrage.
- Livre : "Puissiez-vous dormir avec des puces" - Journal de l'après-génocide au Rwanda de Albert Hilbold (Collection Témoignages Africains)
Vous êtes allés au Rwanda ? Avez-vous vu des cimetières ? Au Rwanda, il ny a pas de cimetières ; dans les années 1960 du moins, il ny en avait pas ! Au Rwanda, on ne parle pas de la mort. Seule la vie compte. « Murare hargiana », « puissiez-vous dormir avec des puces », voilà la salutation la plus raffinée pour vous souhaiter une bonne nuit : que les puces vous réveillent et vous rappellent que vous êtes vivants, que votre sommeil soit en même temps réparateur et vigilant, parce que les vaches ne sont jamais à labri des voleurs ! Trente ans plus tard, plus je lisais les journaux pendant et après le génocide, plus la colère, la peine et la honte montaient en moi devant lincompréhension et leurocentrisme de la plupart des journalistes. Je me mis à écrire pour crier que cétait faux, que ces massacres « ethniques » nétaient pas si ethniques que ça. (...)
80 pages - format 10,8 x 15.5 cm - n° ISBN : 2-915129-02-9 - prix : 5 euros
Disponible par commande à co-errances contre 6 euros (franco de port) en renvoyant votre règlement par chèque à co-errances 45 rue d'Aubervilliers - 75018 Paris, en indiquant sur papier libre vos coordonnées et les références de l'ouvrage.
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B > RENDEZ-VOUS / DEBATS
>>>> 1. Microrencontre de CASSANDRE à Confluences (190 Bd de Charonne 75020 Paris M° Alexandre Dumas),
le lundi 2 juin 2003 à 20h30 sur le thème AGCS et "Diversité" culturelle : la fin programmée du service public de la culture ?
Avec Jean-Pierre Moreux (Syndicat français des acteurs).
AGCS = Accord général sur le commerce et les services. Le sigle est obscur, et les réalités qu'il recouvre ne le sont pas moins. Rappelons nous comment, voici quatre ans, les acteurs culturels s'étaient mobilisés contre l'AMI (accord multilatéral sur l'investissement) qui menaçait l'ensemble des politiques publiques de la culture.
L'AGCS ressemble à un retour masqué de l'AMI, en plus dangereux encore, puisqu'il s'agit d'une volonté affichée de libéraliser l'ensemble du secteur des services... qui recouvre aussi l'éducation, la santé, et la culture (réduite le plus souvent à l'étiquette de "récréatif" ou de "touristique".
La commission européenne est ainsi invitée à proposer toute une liste de services qu'elle accepte d'ouvrir à la concurrence du privé. Des discours rassurants souhaiteraient faire croire que la culture n'est pas menacée. Mais face aux enjeux énormes des industries culturelles et des mastodontes qui les portes, qui peut
encore croire à la pérennisation sans combat d'une "exception culturelle" déjà réduite à une défense lénifiante de la "diversité"? Aucun secteur n'est a priori
protégé. On peut imaginer que les industries culturelles, cinéma, livre et disque, sont en première ligne.
Mais au nom de la libre concurrence, rien n'empêchera, à long terme, de considérer que les aides d'État à un musée national ou un théâtre public ne constituent pas une entrave au commerce. Le secret absolu dans lequel se font les négociations, l'interdiction absolue de divulguer les secteurs proposés à la libéralisation laissent envisager le pire.
En abordant un sujet inhabituel pour nos lecteurs, et d'une actualité brûlante, Cassandre passe de la micro à la macrorencontre. Comment continuer à défendre les conceptions des rapports de l'art avec la société pour lesquels nous nous battons, si, au niveau international, le statut d'une culture marchandise est entériné ? Comment se battre, non pour "l'exception", toujours précaire et sujette à caution, mais pour l'"exclusion" pure et simple de la culture des négociations à l'OMC.
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>>>> 2. Les samedis de l' UCIES (Université Citoyenne pour l'Initiative Ecologique et Solidaire) auxquels ECOREV' participe :
- 7 juin 2003 : Migrer
Immigrés et réfugiés économiques, politiques, écologiques : ce qu'ils ont à nous dire de la gestion des ressources et de l'avenir de notre planète.
Programme en cours d'élaboration...
- 5 juillet 2003 : Apprendre
Tout au long de sa vie. Construction collective des savoirs. Pédagogie du projet. Changer l'école.
Programme en cours d'élaboration...
Les samedis de l'UCIES ont lieu au Centre culturel Jean Vilar (3 rue Lénine 93450 L'ILE SAINT DENIS). Pour en savoir plus visiter le site : http://www.ucies.org. Pour se renseigner sur une thématique, proposer une animation ou participer à l'un des samedis : contact-0r4Z2qc7SRvYtjvyW6yDsg@public.gmane.org
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>>>> 3. Première réunion du PARLEMENT DE LA DEMOCRATIE CULTURELLE, à l'initiative du groupe REFLEX(E) - constat, débat, combat -
Organisé par RAMDAM et les membres du groupe REFLEX(E) de la région lyonnaise, le dimanche 15 juin 2003.
A la suite des Rencontres "L'art est politique/constat, débat, combat" organisées à Montreuil en mai 2002, et de la publication de son premier Cahier, "La décentralisation culturelle pervertie", le groupe REFLEX(E) a décidé d'inviter tous les acteurs intéressés à notre réflexion à la fondation d'un Parlement de la démocratie culturelle, laboratoire d'idées, espace de propositions, gueuloir et observatoire des atteintes aux artistes ou aux animateurs dans les villes, les départements et les régions.
e-mail : ramdam.assos-39ZsbGIQGT5GWvitb5QawA@public.gmane.org
http://www.diffusart.com/ramdam/
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>>>> 4. Une soirée de débats d'ECOREV' sur le thème "vivre et consommer autrement"
lundi 23 juin, 19h, à la mairie du 2e, 8, rue de la Banque, 75002 Paris, M°: Palais Royal ou Bourse
C > PROJECTIONS - SPECTACLES
>>>> 1. collectif 129H - SLAM
Slam session le mardi 3 juin 2003 à l'Ogresse (4 rue des prairies 75020 Paris / à l'angle de la rue de Bagnolet - M° Gambetta ou Porte de Bagnolet)
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>>>> 2. REBOND POUR LA COMMUNE
Prochaines projection du fim "La Commune" prévue les 14 et 15 juin 2003 au "Local", 18 rue de l'Orillon 75011 Paris.
"La Commune", de Peter Watkins
Dans un espace théâtralisé, plus de 200 acteurs interprètent, devant une caméra fluide travaillant en plans séquences, les personnages de la Commune - tout
particulièrement la population du quartier Popincourt dans le XIème arrondissement - pour nous raconter leurs propres interrogations sur les réformes sociales et politiques.(...) Dans le contexte mondial que nous connaissons, Peter Watkins nous rappelle avec force que le rôle d'un artiste peut résider dans le fait de ne pas oublier de proposer une oeuvre engagée et radicale qui nous renvoie - tel un miroir - le reflet, parfois insupportable et crispant, de notre condition présente.
(...)
L'association Rebond pour la Commune
Rebond pour la Commune est l'histoire d'une évasion collective de près d'une cinquantaine de techniciens et acteurs qui ont réussi à sortir le film "La Commune", afin de poursuivre le processus de mouvement et de paroles et d'images en mouvement. Qu'ils soient ou qu'ils aient été gamins de la rue, ouvriers, artisans, petits patrons, fonctionnaires, soldats, intellectuels ou bourgeois dans le Paris de 1871 ou la France de 2003, les membres de Rebond nous réveillent pour nous rappeler que l'histoire est un matériau vivant, en création, et qu'à tout moment nous pouvons en devenir les acteurs lucides, conscients et
responsables. A ce titre, Rebond pour la Commune parle de la manière dont notre système éducatif et les mass médias audiovisuels empêchent, aujourd'hui, l'émergence d'un large débat public et critique sur le rôle des médias et comment ils contribuent à nous faire oublier notre Histoire et à brouiller ainsi nos repères pour interpréter le monde actuel. Comment le cinéaste et le citoyen peuvent-ils s'unir pour contrer le pouvoir hégémonique des médias et susciter notre participation à la vie communautaire, sociale, politique et culturelle.
Samedi 14 juin
14h30 : présentation de Rebond pour la Commune et projection de l'interview de Peter Watkins en Lithuanie
16h00 : première partie de La Commune (1h15)
17h15 : pot communard avec Molo et son accordéon
17h30 : deuxième partie (1h30)
20h00-22h00 : discussion avec Alain Dalotel, historien spécialiste de La Commune
Dimanche 15 juin
14h30 : présentation de l'association
15h00 : projection de la troisième partie (1h30)
16h15 : pause
18h00 : projection de la quatrième partie (1h30)
19h30-21h00 : débat sur le rôle des médias
Renseignements au 01 46 36 11 89 - P.A.F : 5 /jour ou 7 pour les deux jours.
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----------------APPEL A SOUTIEN ---------------------------
Soutenez co-errances en vous abonnant à l'année à partir de 10 euros. Cet abonnement représente un soutien important pour une démarche naissante. Il permet de recevoir la lettre mensuelle qui reprend l'actualité de co-errances et de ses différents membres (parutions, manifestations publiques, etc.) et les différents
catalogues. A renvoyer à l'ordre de co-errances (45 rue d'Aubervilliers - 75018 Paris) en indiquant sur papier libre vos coordonnées et la mention "abonnement
co-errances".
"Co-errances est avant tout un regroupement de collectifs - constitué par le jeu des affinités - qui souhaitent se donner ensemble les moyens d'une diffusion autonome. Sa vocation est de développer des stratégies alternatives de diffusion pour une multitude d'éditeurs, de revues, de maisons de production de films, d'associations qui entrent en "résistance/existence", inventent, produisent des ouvres (revues, livres, films documentaires et de fiction, etc...) qui refusent obstinément d'adhérer au conformisme du marché. C'est pourquoi Co-errances n'est pas un diffuseur ou un distributeur au sens classique du terme. Le travail de diffusion et de distribution ne se limite pas à la seule mise en place des productions dans des lieux de diffusion, mais est élargi à d'autres modes de circulation pour créer des "écarts déterminants" avec les circuits commerciaux. Le choix de se constituer en Société Coopérative d'Intérêt Collectif n'est pas anodin, il
correspond à la volonté de s'éloigner des modèles économiques dominants et de mener une activité permanente pour rendre visible et mettre en débat des savoirs, des cultures, des expressions qui échappent aux pouvoirs actuels de domestication de la pensée."
Les premiers membres de co-errances : Autonomie Artistique, Cassandre, EcoRev', Les périphériques vous parlent, l'Association, la revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales), Transversales Science et Culture, Vacarme ; les maisons d'édition Frémok, Gare au Théâtre, Gilisa, Homnisphères, Parangon ; les maisons de production de films Film O, Lardux ; le label Dernière Bande ; les associations 129H, Rebond pour la Commune, Voir&Agir.
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